Mercredi 17 septembre 2008
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23:01
Ouïr la mastication sous ma ceinture
Jouir d'une infiltration à double mesure
Saigner pour une joie poussée à l'excés
Hurler quand la douleur a penetrée
Mouiller de larmes son corps abîmé
Nourrir de lames sa gorge déployée
Vouloir mourir quand l'issue est bouchée
Vouloir mourir quand il n'y a plus de sécurité
Sourire de tristesse même quand ça fait mal
Rire de faiblesse comme un petit animal
Partager des moments que l'on veut oublier
Rejeter à cause de cela celui que l'on est
Vomir en blanc ce qui est avalé
Vomir son sang et laver la plaie infectée
Dos, face au mur, les yeux comme bandés
Tu sens la sueur sur ton front qui commence à perler
Discriminé, incriminé
Le viol n'est pas toléré sauf celui de la société
Des sueurs froides sous l'eau chauffée
Un impact et je commence à m'agenouiller
Sous la douche, accompagné
Ils sont nombreux aujourd'hui à vouloir jouer
Sentir la visite de nos secrètes contrées
Sentir qu'il s'agit d'une grande visite guidée
Entendre le gémissement du silence qui règne autour
Comprendre que la violence se mélange à l'amour
Abaisser par le poids du mal en dedans
Embrasser la dalle de ce carrelage blanc
Ouïr la masturbation sous sa ceinture
Jouir d'une éjaculation en pleine figure
Saigner pour leur joie qu'on n'a pas demandé
Hurler pour la douleur qui continue de pénétrer
Sucer la plaie comme un rendu de monnaie
Lècher sa vie c'est le compte à payer
Serrer les reins pour accélérer son rejet
Serrer les poings et se mette à pleurer
Refrain
On me déshabille enfin le regard
Je suis seul désormais face au miroir
Regarde ce qu'ils ont fait de moi
Regarde ce qu'ils ont voulu que je sois
Le verre est froid comme leur coeur
Mais mon sang est aussi chaud que leur ardeur
Par pika!!!
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Mercredi 17 septembre 2008
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22:48
Mauvaise herbe dans mon jardin secret
N'as-tu jamais été discriminée ?
Racine folle poussant à l'envers
S'il y a un paradis je vis donc un enfer
Et j'ai choisi le masque
C'est plus joli sous cette surface
Plante gémissante qui attends pour grandir
Ai-je une fois dans ma vie vécu une situation pire ?
Bâton amer qui prends racine dans mon estomac
Je souffre de tous ces jours passés avec toi
Mais je garde mon masque en plastique
Mon hypocrisie synthétique
Oh mais dis-moi pourquoi... ?
Fruit avarié dans mon jardin d'épices
Pourquoi est-ce que je ressens ton stress ?
Noyau avide d'une vérité froissée
En te mentant me suis-je manipulé ?
Et je choisi de garder le masque
De l'arsenic sous le visage
Et je m'empoisonnes et t'humilies
Ce n'est pas moi le soir dans ton lit
Et je m'emprisonnes et t'humidifies
Les yeux pour un soir voire toute une vie
Et c'est avec toi, oui c'est avec toi
Que je réalise que je n'aime que moi
Par pika!!!
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Mercredi 17 septembre 2008
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22:38
Putain tu comprends rien...
Y'a des mots qui ne font pas de bruit
Y'a des silences qui sont lourds de sens
Et toi tu comprends toujours rien
Y'a des sourires orchestraux
Y'a des soupirs gutturaux
Et toi tu comprends toujours rien
C'est si pathétique, reine poupée plastique
Avec toi j'ai même plus la trique
Et tu comprends toujours rien
Et tu lances les dés pour jouer
Tu perds au jeu que j'ai crée
Et tu comprends toujours rien
Et même en te crachant à la gueule
Venin d'imposture plein d'orgueil
Tu ne comprends toujours rien
Et toi tu ris
Et toi tu cris
Et toi tu pleures
Et moi je meurs
Je meurs d'envie
De m'casser d'ici
Et toi tu vois rien
Et toi tu comprends toujours rien
Y'a des nuits passées sans même se toucher
Y'a des réveils à supporter ton haleine de poney
Et toi tu comprends toujours rien
Et tu me fais quand même mon café
Tu m'brosses dans le sens du poil au petit-déjeuner
Et tu comprends toujours rien
Et tu me parles sous la douche
Et ce dédain envers toi qui me touche
Et tu comprends toujours rien
Y'a des poésies sardoniques
Y'a des gestes satiriques
Avec toi j'suis un vrai hypocrite
Et c'est avec toi que je mens ouvertement
Et même si tu grinces des dents
Tu comprends toujours rien
Par pika!!!
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Mercredi 17 septembre 2008
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22:31
Dans son ventre grouille les enfants
Digérés, consommés,consumées
Sur le bûcher
Surnaturel, si réel
Existant dans l'histoire
Racontée tard le soir
On les fête, les regrette
Une partie de l'histoire
Conté sur tableau noir
Mein Gott, Mazeltov
Brise le verre en enfer
Brûle toutes les sorcières
Au bûcher, au bûcher
Et si l'on respire encore
On sait qu'à l'intérieur on est déjà mort
Au bûcher, au bûcher
Brûlez les sorcières, brûlez les sorcières
Brûlez les
Au bûcher, au bûcher
Brûlez les sorcières
Pendues par le crochet
Par pika!!!
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Mercredi 17 septembre 2008
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22:23
Les lampadaires éclairent la grande avenue
Moi il fait noir dans ma toute petite rue
Il se fait tard, la nuit est déjà venue
Y'a pas d'espoir, en as-tu déjà vu ?
Mais quelque part je sais
Qu'il y a quelqu'un pour moi ce soir
Je sais qu'il y a ce quelque part, attendez
Y'a une lueur d'espoir dans ce coeur abîmé
Et quelque part je sais
Que souvent on est seul et ce soir
Moi je veux hurler
T'as qu'à tomber du trottoir et crever sur le pavé
Des tas de lettres ta boîte en est enflée
Mais c'est demain qui sais si t'es en train de respirer
Ton courrier va brûler, calciné comme tes objets
Et les sentiments qui existaient plus qu'abîmés
Et quelque part je sais
Que tu raques pour qu'des histoires
Dans tes veines se mettent à défiler
Et croire que c'est d'l'espoir
Mais je sais que quelque part j'irai
Retrouver mon histoire déjà déchirée
Et ce quelque part qui sait
S'il n'est déjà pas trop tard pour te voir respirer
Par pika!!!
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Mercredi 17 septembre 2008
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22:16
C'est du bleu dans les yeux
Sous les yeux
Sur les bras, sur la peau et dans la voix
La larme sans loi
Mais c'st mon fils, ma racine vive
Le fruit de mon vice
Il n'est pas mort, j'vous jure il dort
Regarde son corps
Sans un souffle, le goût du soufre
C'est moi qui souffre à bout de souffle
C'est moi qui ai tort, c'est lui qui dort
Qui passe pour u mort
Sans réveil , son long someil
Morts et merveilles
Mon enfant rêve
J'vous jure qu'il rêve
Une vie meilleure à une autre heure
Sur son cadran
Il pleut dans son coeur, il a froid à l'intéreur
Déjà deux ans
Deux ans de non vie, pas le temps d'apprendre
Il n'a plus le temps
Pas d'traces de dents mais sa gencive d'enfant
A un enfoncement
Refrain
Y'a des plumes d'anges au-dessus de lui
Qu s'envolent
L'oreiller est défoncé au-dessus de lui
Il s'envole
Mais c'est ma vie, un bout de moi
Qui prend trop de place
Il n'est pas mort, j'vous jure il dort
Froid comme la glace
Par pika!!!
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Dimanche 1 juin 2008
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13:12
Tout d'abord
Je ne me présenterai pas, je ne ferai pas l'effort
Pourquoi le chien aboie ?
Tous les oiseaux sont morts, d'accord !
Ensuite
Je serai aussi lâche, je choisis une douce fuite
Pourquoi rester le sage et gérer sa conduite, trop classique
Sache que
Comme disait un certain :"On naît jamais heureux"
On se forge un dessein, des plans sur la comète à deux, des adieux
Enfin
A force d'avoir trop cru, j'en ai oublier ma faim
De tes voeux j'ai trop bu, j'croyais manquer de rien, pas enclin
Je te dis merci
Pour tous les mots que tu n'as pas dit
Un Narcisse qui s'est noyé au fond du puits
Mn héros décimé tombé dans l'oubli
Eh oui, c'est ainsi
Encore merci
Pour tous ces maux qui se soigne avec la pluie
Ton nom sur mes carreaux qui effacent mes envies
Ce souvenir de trop qui malgré tout survit
Eh oui, t'es parti
Merci
C'est facile
D'hurler fort au loup quand ton coeur crie famine
Ce délire un peu fou qui t'renvoie à ton nombril, un abîme
T'as choisi
D'être le plus fort des deux en me chassant de ta vie
Mais la vie n'appartient pas à ceux qui se lèvent vers midi, tant pis
Dans tout ça
On a blessé nos ailes en volant beaucoup trop bas
Les brûlant sur la stèle de ceux qui ne sont plus là, toi et moi
Aujourd'hui
Les étoiles sont tombées et la lune a maigri
D'une pleine forme élancée en croissant d'anorexie, mauvaise nuit !
Et voici
Comment pourrai-je clore cet indicible récit ?
Quand les protagonistes sont morts mais toujour en vie, indécis
Alors je ferai
Au plus vite pour abréger deux années sans fées
La blanche colombe n'était en fait qu'un pigeon enneigé, c'est bien fait
Au final
Des milliers d'autres âmes dansent avec nous à ce bal
A quoi bon être en vie si ce n'est pas pour avoir mal, plan fatal
Au revoir
J'ai tout dit dans ces lignes prêtes pour l'abattoir
Jai laissé la médecine sur le bord du comptoir, quel foutoir !
Au revoir !
Par pika!!!
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Dimanche 1 juin 2008
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13:05
Un petit poème de quelques vers
Pour te dire à quel point je suis fier
J'ai une haute modestie de moi
Je m'aime tant désormais, c'est ça
Une petite fleur pour te le dire
A la Saint Valentin tu vas souffrir
A ton anniversaire ce sera bien pire
Avant Noël tu ferai bien mieux de fuir
Un brin de blé pour te dire mon coeur
Que notre souvenir est jonché d'erreurs
Qu'à ton visage naît trop de rancoeur
Qu'à ton chevet de mauvaises nouvelles je suis porteur
Une clé pour te laisser ouvrir la porte de fer
La porte de ton paradis vers mes enfers
La porte des souvenirs vers une terre amère
La porte d'un survivant vers une nouvelle guerre
Un petit mot pour te dire que je t'ai aimé
Aimé au point de me laisser crever
Crevé d'avoir laisser passer toutes les absurdités
Abasourdi par ta trop grande lâcheté
Voilà un petit poème de passage sur ta terre
Où j'ai crée une belle barrière en fer autour de mon univers
Où j'ai enseveli, enterré sous mes piquets de verre
Un coffre de deux ans de bonheur envoyé avec gâchis en l'air
Par pika!!!
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Dimanche 1 juin 2008
7
01
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/Juin
/2008
12:58
Peser, emballer, rembarrer
Le regard de l'autre t'a déjà jugé
Et dans sa rétine se dessine
Ses neurones se font une idée fine
Il te connait après t'avoir observer
Il te connait sans jamais t'avoir parler
Il te connait sans jamais t'avoir fréquenter
Mais lui seul sait, lui seul sait
Des sensations de frissons déjà en composition
Le regard de l'autre affronte les gens de l'horizon
Il sent déjà tes faiblesses et tes peurs
Le regard de l'autre se complait dans ta propre douleur
Insistant avec un rictus inconfortable
Le regard de l'autre ne se soucis guère du mal
Méprisant ton égard, installé et confortable
Pour le regard de l'autre tu n'es pas idéal
Définitive opinion dés l'unique abord
Le regard de l'autre sait qu'il n'a jamais tort
Marchant fier et droit, unique et sans loi
Le regard de l'autre te jette vite un froid
Haute modestie, toujours au dessus des autres
Le regard de l'autre ne commet pas de fautes
Et pourtant si seul, la confusion le met bas
Mais le regard de l'autre jamais n'admettra
Par pika!!!
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Dimanche 1 juin 2008
7
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/Juin
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12:51
Sous mes ruines survit un peuple hostile
Mais mes cendres font descendre où tu creuses telle une fouine
Sous mes pieds naquit jadis un empire
Mais le poids de ma jumelle me fit défaillir
Un nuage de poussière
Un enfer sur ma terre
Un oiseau dans le ciel
Une vitre battue par une aile
Un homme dans mon corps
L'oiseau le souffle dehors
Un symbole éternel
Construit en forme de stèle
Malgré le vent
Malgré le temps
Côte à côte liées dans le sang
Malgré la pluie
Malgré l'oubli
Côte à côte tombées dans le bruit
Allongée de tout mon long je t'emmène avec moi au fond
Au plus profond de la terre ferme nous mourrons comme des cons
Sous mes pieds naquit jadis un emblème
Mais le poids de ma jumelle l'a rendu blême
Un pigeon voyageur
En forme d'extincteur
Sur piédestal sans cheville
Envolée comme une vrille
Un homme dans ma tête
A fait que tout s'arrête
Condamnation cruelle
Mon nom est celle de la stèle
Nb: Bien entendu inspiré de la chute du WTC
Par pika!!!
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